DÉTERMINANTS
1. Systèmes linéaires
2. Transformations linéaires
3.1. Opérations sur les matrices
3.3. Changements de base
3.4.1. Dérivée d'un déterminant
3.4.2. Inverse d'une matrice
4. Valeurs et vecteurs propres
4.1. Matrices de rotation
Nous allons nous intéresser aux déterminants dans le point de vue du physicien (celui de mathématicien étant assez rébarbatif...). Fréquemment, en physique (que ce soit en mécanique ou physique quantique des champs), en chimie ou en ingénierie, nous aurons fréquemment des systèmes linéaires à résoudre. Or, nous avons vu maintenant qu'un système linéaire :
(13.75)
peut être écrit sous la forme :
(13.76)
et nous savons que les seuls systèmes
linéaires résolubles sont ceux qui ont autant d'équations
que d'inconnues. Ainsi, la matrice A doit être une matrice carrée
.
Si une solution existe, il existe alors
une matrice-colonne (ou "vecteur")
tel que
ce qui implique :
(13.77)
Qu'impose cette relation ? Eh bien c'est simple mais à la fois très important : pour qu'un système linéaire ait une solution, il faut que le la matrice A soit inversible ! Quel rapport avec le déterminant alors ? C'est simple : les mathématiciens ont cherché comment s'écrivaient les inverses des matrices de systèmes linéaires dont ils savaient qu'il y avait une solution et ils sont arrivés après tâtonnements à déterminer une sorte de formule qui permette de vérifier si la matrice est inversible ou non. Une fois cette formule trouvée, ils ont formalisé (comme ils savent si bien le faire...), avec une très bonne rigueur, le concept entourant cette formule qu'ils ont appelé "déterminant". Ils y sont tellement bien arrivés d'ailleurs qu'on oublie parfois qu'ils ont procédé ainsi....
Nous allons ci-dessous d'abord nous intéresser à la manière de construire le déterminant en définissant un type d'application particulière. Ensuite, après avoir vu un exemple simple et interprétable du calcul d'un déterminant, nous nous attacherons à déterminer la formule de celui-ci dans le cas général. Enfin, une fois ceci fait, nous verrons quelle est la relation qui lie l'inverse d'une matrice et le déterminant.
Dans ce qui suit tous les espaces vectoriels
considérés sont de dimension finie et sur le corps
des nombres complexes (ceux qui le préfèrent pourront
prendre
comme corps de base, de fait nous pourrions prendre un corps quelconque).
D'abord nous allons faire un petit peu de mathématique (un peu rébarbative) avant de passer à du concret.
Soit V un espace vectoriel, nous écrirons
au lieu de
.
désignera la base canonique de
.
est l'ensemble des matrices carrées
à coefficients dans
.
Définitions:
D1. Une "application
multilinéaire"
sur un espace V est par définition une application
qui est linéaire en chacune de ces composantes. C'est-à-dire
:
(13.78)
pour tout
et
où les
sont des vecteurs.
(13.79)
D2. Une "application multilinéaire alternée" sur V est par définition une application multilinéaire qui vérifie la condition suivante:
(13.80)
pour tout
.
Ainsi la permutation de deux vecteurs qui se suivent change le signe
de
.
Ainsi, si
est une application multilinéaire, alors
est alternée si et seulement si
.
nous avons :
(13.81)
Démonstration:
étant définie comme alternée, nous avons donc
:
(13.82)
C.Q.F.D.
et voilà ce qui nous intéresse :
D3. Un "déterminant"
est par définition (par imposition) une application multilinéaire
alternée
vérifiant de plus :
(13.83)
Etudions le
cas
.
Si D est un déterminant, pour tout
vecteur :
(13.84)
nous avons :
(13.85)
Comme D est multilinéaire, nous avons :
(13.86)
et comme elle est surtout multilinéaire alternée, nous avons donc :
(13.87)
En fait, nous venons de montrer que si un déterminant existe, il est unique et de la forme indiquée ci-dessus, il faudrait encore vérifier que l'application ainsi définie satisfait les propriétés d'un déterminant, mais ce dernier point est immédiat.
Ainsi, si
est une matrice nous avons donc :
(13.88)
Nous retrouvons donc la forme du déterminant tel que nous en avons fait mention en calcul vectoriel.
Donnons une interprétation
géométrique du déterminant. Soit
deux vecteurs de
.

(13.89)
Le vecteur
est
obtenu en projetant
sur
et nous avons donc :
et
(13.90)
L'aire du parallélogramme ci-dessus est donc :
(13.91)
Si
alors :
(13.92)
et donc :
(13.93)
Ainsi le déterminant représente
au signe près l'aire du parallélogramme défini
par les vecteurs
lorsque ceux-ci sont linéairement indépendants. Nous
pouvons généraliser ce résultat à une
dimension n quelconque, en particulier, pour
,
le déterminant de trois vecteurs linéairement indépendants
représente le volume du parallélépipède
défini par ces derniers.
Le cas plus général de l'expression du déterminant est un peu plus délicat à établir. Il faut pour cela que nous définissions une application bijective particulière mais simple que nous avions déjà rencontrée dans le chapitre Statistique.
Définition: Soit
nous
appelons "permutation" de
toute application bijective de
dans
:
(13.94)
Soit
l'ensemble des permutations (applications bijectives) possibles
de
.
contient bien évidemment... (voir la combinatoire dans le
chapitre de probabilités) n!
éléments. La donnée d'un élément
de
est définie par les données successives de :
(13.95)
Etant donnée une suite d'éléments
ordonnées (croissants) d'éléments
,
nous appelons "inversion", toute permutation d'éléments
dans la suite ordonnée (donc la suite ne sera plus ordonnée
du tout...). Nous notons
le nombre d'inversions.
Nous disons que la permutation
est pair (impair) si
est pair (impair). Nous appelons "signature" de
,
le nombre noté
défini par
,
c'est-à-dire :
(13.96)
Nous avons maintenant les outils en place nécessaire à définir de manière générale la formule du déterminant :
Définition: Soit :
(13.97)
Nous appelons "déterminant de A", et nous notons det(A), le scalaire K défini par (nous verrons un exemple plus loin) :
(13.98)
Exemples:
E1. Soit
,
considérons les
permutations des seconds indices (des entiers 1,2)
pris dans leur ensemble :
(13.99)
Nous calculons les signatures de
.
Voici le schéma de cette règle (rappel : nous disons
donc... qu'il y a "inversion", si dans une permutation, un entier
supérieur précède un entier inférieur)
:
|
|
|
|
| Nombre d'inversions |
0 |
1 |
| Permutation |
Paire |
Impaire |
|
|
+1 |
-1 |
Donc nous avons :
(13.100)
Ce qui correspond bien à ce que nous avions vu initialement.
E2. Soit
,
considérons les
permutations des seconds indices (des entiers 1,2,3)
pris dans leur ensemble :
(13.101)
Nous calculons les signatures de
.
Voici le schéma de cette règle (rappel : nous disons
donc... qu'il y a "inversion", si dans une permutation, un entier
supérieur précède un entier inférieur)
:
|
|
123 |
132 |
213 |
231 |
312 |
321 |
| Nombre d'inversions |
0 |
1 |
1 |
2 |
2 |
3 |
| Permutation |
Paire |
Impaire |
Impaire |
Paire |
Paire |
Impaire |
|
|
+1 |
-1 |
-1 |
+1 |
+1 |
-1 |
Donc nous avons :
(13.102)
Voyons quelques propriétés et corollaires de cette formulation du déterminant :
P1. Soit
une matrice carrée d'ordre n,
nous ne changeons pas la valeur du déterminant de
en :
1. Effectuant une opération
élémentaire sur les colonnes de
2. Effectuant une opération
élémentaire sur les lignes de
Démonstration: Si
alors
est composée de n vecteurs colonnes
:
(13.103)
Effectuer une opération élémentaire
sur les colonnes de
revient à addition
à une des colonnes
de
.
Soit
la matrice obtenue en additionnant
à la j-ème colonne de
,
nous avons :
(13.104)
Par multilinéarité (finalement la démonstration n'est vraiment pas bien dure) :
(13.105)
et comme le déterminant est alterné :
(13.106)
Pour ce qui est des opérations élémentaires sur les lignes il suffit de considérer la transposée (c'est à pleurer tellement c'est simple mais il fallait y penser).
C.Q.F.D.
P2. Soit
une matrice carrée d'ordre n et soit
:
(13.107)
Démonstration: Comme précédemment,
il suffit de remarquer que si
sont les vecteurs colonnes constituant la matrice
alors
sont ceux qui constituent
et :
(13.108)
L'application étant n-linéaire, nous aboutissons à l'égalité :
(13.109)
C.Q.F.D.
P3. Soit
une matrice carrée d'ordre n.
Nous changeons le signe du déterminant de
si :
1. Nous permutons deux de ces colonnes
2. Nous permutons deux de ces lignes
Démonstration:
est constituée des n vecteurs
.
Le déterminant de
est égal au déterminant de ces n.
Permuter deux colonnes de
revient à permuter les deux vecteurs correspondant. Supposons
que les vecteurs permutés soit le i-ème
et le j-ème,
l'application déterminant étant alternée,
nous avons :
(13.110)
Pour ce qui est des lignes, il suffit de considérer les
transposée de
.
C.Q.F.D.
P4. Soit
alors :
(13.111)
La démonstration peut se faire de deux manières, la première est assez indigeste et abstraite nous la laisserons aux mathématiciens (...) même si elle a l'avantage d'être générale, la seconde plus simple, consiste à vérifier cette assertions pour différentes matrices carrées.
Démonstration:

(13.112)
Les calculs donnent donc des résultats qui sont bien identiques. Nous pouvons vérifier ainsi pour des matrices carrées de dimensions supérieures.
C.Q.F.D.
P5. Une matrice carrée
est inversible si et seulement si
.
Démonstration:
Si A est inversible, nous avons :
(13.113)
C.Q.F.D.
Il s'agit de la propriété la plus importante des matrices dans le cadre de la physique théorique car si A est un système linéaire, le calcul de son déterminant permet de savoir si celui-ci a des solutions uniques. Dans le cas contraire, comme nous en avons déjà fait mention, soit le système n'a aucune solution, soit une infinité !
Il faut considérer aussi un cas particulier important. Soit le système suivant :
(13.114)
où
et
à déterminer. Il est clair..., que A soit
inversible ou non, la solution triviale est
.
Cependant..., imaginons un cas de physique théorique où
nous avons
mais pour lequel nous savons que
et pour lequel nous imposons
.
Dans ce cas, ils nous faut éliminer la solution triviale
.
De plus, calculer l'inverse (s'il existe) de la matrice A ne
nous ramènera à rien de concret mis à part
à
ce qui bien évidemment ne nous satisfait pas. La seule solution
est alors de se débrouiller pour que les coefficients
de la matrice A soient tels que son déterminant
soit nul et donc la matrice non inversible! L'intérêt
? Eh, bien d'avoir une infinité
de solutions possibles (de B donc !) qui
satisfont
.
Nous aurons besoin de cette méthodologie en mécanique
quantique ondulatoire, lorsque nous déterminerons l'existence
des antiparticules par l'intermédiaire de l'équation
de Dirac linéarisée. Il faudra donc s'en rappeler.
P6. Deux matrices "conjuguées" (attention, pas dans le sens complexe du terme) ont le même déterminant.
Démonstration:
Soit
,
et
une
matrice de passage d'une base à une autre (voir plus
loin le traitement des changements de bases), nous avons alors
:
(13.115)
C.Q.F.D.
P7. Pour toute matrice
:
(13.116)
Démonstration:
(13.117)
Or (trivial... simple multiplication de tous les coefficients) :
(13.118)
Puisque (trivial)
et que
(cf. chapitre sur les Nombres),
nous pouvons alors écrire :
(13.119)
C.Q.F.D.
P8. Pour toute matrice
:
(13.120)
Démonstration:
Ben... c'est la même chose que pour
la propriété précédente mais sans les
valeurs conjuguées... De fait, nous montrons de la même
manière, la même propriété pour
.
C.Q.F.D.
P6. Soit une matrice
,
nous noterons
la matrice obtenue à partir de A en effaçant la i-ème ligne et la j-ème
colonne.
appartient donc à
.
Alors pour tout
:
(13.121)
où le terme:
(13.122)
est appelé le "cofacteur" .
Démonstration:
Définissons pour cela l'application :
(13.123)
Il est facile de voir
que
est multilinéaire (il suffit de considérer
comme une simple constante et ensuite par extension de la définition
du déterminant... trop facile...).
Montrons cependant qu'elle est alternée (dans ce cas, c'est un déterminant qui a toutes les propriétés d'un déterminant) :
Soit
deux vecteurs colonne de A qui se suivent. Supposons que
,
il faut montrer que dans ce cas
(qui découle de la définition d'une application alternée).
Nous avons premièrement (c'est obligatoire de par la définition) si nous n'effaçons aucune des colonnes j étant k ou k + 1:
si
(13.124)
et nous avons bien évidemment si nous enlevons l :
(13.125)
Donc :
(13.126)
C'est donc OK. Elle est alternée et multilinéaire, il s'agit donc bien d'un déterminant.
Nous venons donc de montrer que
est un déterminant et par unicité nous a
pour tout
.
C.Q.F.D.
Voyons un exemple de cette méthode en calculant le déterminant de :
(13.127)
Développons
selon la deuxième ligne
.
Nous obtenons :
(13.128)
Développons selon la première colonne en guise de vérification (on ne sait jamais...) :
(13.129)
Le calcul déterminé ci-dessus est donc exponentiel car si par exemple nous devons calculer le déterminant d'un matrice d'ordre 10 alors le déterminant sera développé la somme de 10 termes, dont chacun contient les déterminant d'un matrice d'ordre 9, qui est un cofacteur de la matrice de départ. Si nous développons n'importe lequel de ces déterminants, nous obtenons une somme de 9 déterminants dont chacun contient le déterminant d'un matrice d'ordre 8. A ce stade, il y a donc 90 déterminants de matrices d'odre 8 à calculer. Le processus pourrait se poursuivre jusqu'à ce qu'il ne reste que des déterminants d'ordre 2. Et alors là nous devinons que le nombre de matrice d'ordre 2 est très conséquent!
Définition: Soit m, n deux
entiers positifs quelconques et A une
matrice
à coefficients
dans
.
Pour tout entier
un "mineur d'ordre k" de A est
un déterminant du type:
avec
(13.130)
Dans le cas particulier d'un matrice carée d'ordre
la
définition est plus simple: Le mineur
de
l'élément
est
le déterminant de la matrice d'ordre n - 1 obtenue
en suppirmant la ligne i et la colonne j. Ainsi,
pour calculer le mineur d'un élément, nous supprimons la ligne
et la colonne auxquelles l'élément appartient, puis nous calculons
le déterminant de la matrice carrée restante.
Pour finir nous terminons en donnant
une formule qui relie les coefficients de l'inverse d'une matrice
avec ces mineurs d'ordre
.
DÉRIVÉE D'UN DÉTERMINANT
Voyons maintenant un résultat qui nous sera fort utile en relativité générale.
Soit une
matrice carrée
avec
des
fonctions dérivables. Posons ![]()
.
Nous voulons calculer
.
Soit
le
i-ème vecteur colonne de la matrice G.
Utilisons la formule :
(13.131)
Sachant que la dérivée
de
est (dérivée de n produits) :
(13.132)
nous avons donc :
(13.133)
Si nous regardons la première somme ci-dessus, nous remarquons que:
(13.134)
où
est la dérivée du vecteur
.
De même pour les sommes suivantes. Ainsi,
(13.135)
Développons encore. Considérons
le terme
ci-dessus. Si nous le développons par rapport à la
première colonne, nous obtenons :
(13.136)
De même, en développant le j-ème terme de la somme ci-dessus par rapport à la j-ème colonne nous avons :
(13.137)
Si nous posons :
(13.138)
nous obtenons :
(13.139)
ce qui en notation tensorielle (cf. chapitre de Calcul Tensoriel) s'écrit :
(13.140)
Nous avons aussi :
(13.141)
où
est le coefficient se trouvant à la j-ème
ligne, i-ème
colonne de la matrice
.
Si nous notons
le coefficient i, j de la matrice
alors :
et
(13.142)
L'expression de la dérivée devient finalement :
(13.143)
qui s'écrit en notation tensorielle :
(13.144)
Ce résultat, finalement assez simple, nous sera utile dans le chapitre de Calcul Tensoriel, pour construire les outils nécessaires à l'étude de la relativité générale et à la détermination de l'équation d'Einstein des champs. Il convient donc de s'en rappeler.
INVERSE D'UNE MATRICE
Terminons notre étude des déterminants avec la cerise sur le gâteau
en donnant une relation très
importante dans de nombreus domaines de l'ingénierie, de
la physique et de la mathématique qui relie les coefficients
de l'inverse d'une matrice
avec
ces mineurs d'ordre
(nous
allons utiliser cette relation plus loin).
Soit
une
matrice inversible. Notons
et
.
Alors :
(13.145)
Démonstration:
Notons
le k-ème
vecteur colonne de la matrice A. Sachant que
,
nous avons (trivial) :
(13.146)
Calculons
.
D'une part en développant par rapport à la k-ème
colonne nous trouvons (puisque qu'un seul des coefficients de
est
non nul et que l'unique non nul est égal à l'unité)
:
(13.147)
D'autre part (propriétés du déterminant) :
(13.148)
Ainsi :
(13.149)
c'est-à-dire :
(13.150)
C.Q.F.D.
CHANGEMENTS DE BASES
Supposons que nous passions d'une
base
d'un espace
à une autre base
de ce même espace.
Décomposons les
dans la base
:
(13.151)
Définition: Nous appelons "matrice
de transition" ou "matrice de
passage", la matrice (l'application
linéaire) qui permet de passer de
donnée par :
(13.152)
Maintenant, considérons le vecteur donné par
.
Alors nous nous proposons de démontrer que les composantes
de
dans la base
sont données par :
(13.153)
ou:
(13.154)
Démonstration:
Prenons pour simplifier
le cas
(la
démonstration étant assez facilement généralisable...)
avec
et
.
Nous avons alors :
(13.155)
Nous avons donc
et nous cherchons à exprimer
dans la base
tel que
.
Nous allons chercher l'application linéaire qui relie ces
deux relations telles que:
(13.156)
Soit écrit de manière explicite:
(13.157)
d'où :
![]()
(13.158)
c'est-à-dire :
(13.159)
Donc P est bien la matrice qui permet d'exprimer les composantes d'un vecteur d'une base en celles d'une autre base.
C.Q.F.D.
Considérons maintenant une application
linéaire. Soit A sa matrice dans la base
,
et B sa matrice dans la base
.
Alors nous avons :
(13.160)
Démonstration:
Reprenons:
(13.161)
et posons:
(13.162)
nous avons donc une fonction qui nous amène à écrire:
(13.163)
D'autre part, nous avons (ce que nous avons démontré tout à l'heure) :
(13.164)
Dès lors :
(13.165)
d'où :
(13.166)
et comme nous l'avons vu dans notre étude du déterminant, les déterminants de A, B sont égaux et donc invariants.
C.Q.F.D.
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